III) Le Clonage face á la Religion et aux Lois.

Apres avoir rencontré des problèmes au niveau scientifique, la question du clonage se pose aussi au niveau religieux mais aussi et surtout au niveau législatif.

1) Au Niveau Religieux:

La plus part des religions sont contre le clonage humain excepté le judaïsme et le bouddhisme. Dans certaines religions, la naissance d’un humain dont on connaît l’apparence et qui a été fait « sur mesure », serait considéré comme une façon de « remplacer » Dieu, seul créateur décidant de l’apparence et de l’existence de chacun.
La question de clonage reproductif et donc de recherches sur l’embryon se pose, et les différentes religions adoptent chacune un avis différent.

 

clonage reproductif

statut de l'embryon

recherches sur
l'embryon

        Catholicisme

CONTRE

Personne en devenir, digne du droit à la vie et du droit à l'intégrité. La vie humaine commence dès la fécondation.

CONTRE

     Judaïsme

POUR (en cas de stérilité)

Embryon devient vie humaine à partir de 40 jours (insufflation de l'esprit à l'embryon).

Autorisées sauf pour
l'embryon in utero.

        Bouddhisme

POUR si pas de modifications du patrimoine génétique

Le bouddhisme conçoit le monde sans commencement.

Autorisées si bienfaits
 des manipulations
 génétiques (améliorations
du cerveau par exemple).

      Protestantisme

CONTRE

Le statut d'être humain s'acquiert progressivement.

Autorisées si très
encadrées.

       Orthodoxes

CONTRE

L'embryon est une âme vivante.

CONTRE

Islam

CONTRE

La vie commence dès la fécondation, la créature humaine ne reçoit pas l'esprit divin avant le 120ème jour de gestation.

En principe interdit car
chosifie la vie. Tolérées si
 elles sont le seul moyen
 offert par la science pour
sauver des vies ou traiter
une anomalie.



2) Niveau Législatif:

 

Les lois de bioéthique qui ont été adoptées en 1994 interdisent aussi formellement le clonage reproductif humain.

 

En Novembre 1997, La Déclaration Universelle sur le Génome Humain et les Droits de l'Homme de l'UNESCO déclare que « le clonage humain est une offense à la dignité humaine ». Mais cette déclaration laisse chaque Etat prendre librement une décision sur le sujet.

   En Janvier 1998, dix-neuf pays Européens signent le Protocole additionnel à la Convention sur les Droits de l'Homme et la biomédecine, interdisant « toute opération ayant pour but de créer un être humain génétiquement identique à un autre être humain vivant ou mort ». Cependant il laisse à chaque Etat le soin de définir la notion d’HOMME ainsi que le stade de développement à partir duquel un embryon peut être considéré comme un être humain.

 

En 2003 le projet de révision des lois de bioéthique est adopté en première lecture au Sénat en janvier et votée en seconde lecture à l'Assemblée Nationale en décembre. L’adoption du projet de loi de bioéthique ayant eu lieu le 6 aout 2004 interdit le clonage thérapeutique et reproductif en France, mais rend possible les recherches sur les embryons. 

 

3) Niveau Europèen:

Le parlement européen a déclaré être « convaincu que le clonage d’êtres humains […]  ne saurait en aucune circonstance être justifié ou toléré par une société humaine […] car il équivaut à une violation grave des droits fondamentaux de l’homme, il est contraire au principe d’égalité des êtres humains car il permet une sélection eugénique et raciste de l’espèce humaine, il offense la dignité de l’être humain et il exige une expérimentation sur l’homme ».


4) En France:

En France, la question de clonage humain et vraiment prise au sérieux, en effet, le Code Civil ne fait que tolérer le clonage reproductif en déclarant : «Est interdite toute intervention ayant pour but de faire naître un enfant génétiquement identique à une autre personne vivante ou décédée. » ou encore « Sans préjudice des recherches tendant à la prévention et au traitement des maladies génétiques, aucune transformation ne peut être apportée aux caractères génétiques dans le but de modifier la descendance de la personne. »

Enfin, selon le Comité Consultatif National d'Ethique pour les sciences de la vie et de la santé, « une tentative de reproduction à l’identique d’êtres humains dont le génome dépendrait non plus de la loterie de l’hérédité, mais d’une volonté extérieure, porterait ainsi gravement atteinte à l’indispensable indétermination originaire ainsi qu’à d’autres traits fondamentaux de la personne », elle interdit donc le clonage reproductif humain.

On peut donc déclarer que malgré les recherches entreprises au niveau scientifique, les lois n’autorisent toujours pas le clonage d’individus humains.

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